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Comment prendre un anti-inflammatoire ?

La prise d’un anti-inflammatoire vise le soulagement, voire la guérison d’une douleur donnée. Pour qu’un médicament pris puisse travailler, il lui faut être absorbé par l’organisme malade. Cela se fait en deux étapes que l’on nomme pénétration et résorption.

La pénétration correspond au passage du médicament du milieu extérieur à la lumière du liquide interstitiel. Ensuite, le passage de ce liquide vers le sang est en la résorption. Si tel est le cas, de quelle manière prendre un anti-inflammatoire ? En voici quelques orientations !

La prise par voie orale

La prise d’un médicament par voie orale (voies sublinguale et buccale) raccourcit le trajet du médicament en l’exonérant de son passage dans l’intestin, ce qui le rend vite disponible dans la circulation générale.

Lorsqu’on désire un effet rapide d’un médicament, il est conseillé de le prendre sous cette forme. Il faudra donc veiller à trouver un anti-inflammatoire qui s’y prête. Déjà, on sait que de puissants antalgiques sont pris par voie orale, dans les cas de douleurs extrêmement grandes.

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Cette voie est la privilégiée pour la prise des AINS. L’absorption par voie orale se révèle être plus pratique, plus rassurante et bien souvent, mieux supportée comparativement à d’autres voies.

La prise par voie locale

La voie locale ou percutanée assure le passage du principe actif à travers les couches cutanées, jusqu’à la circulation générale. À ce niveau, les anti-inflammatoires sous forme de pommades, de pâtes ou de gel sont privilégiés. Ils s’emploient dans les cas de plusieurs manifestations douloureuses localisées. À titre d’exemple, ils sont favorables pour l’arthrose digitale.

La prise par voie sous-cutanée

L’absorption par la voie sous-cutanée renferme la voie intraveineuse et la voie intramusculaire.

Voie intramusculaire

La voie intramusculaire assure une pénétration rapide du médicament dans la circulation générale et s’avère moins douloureuse. L’emploi des anti-inflammatoires de cette manière se fait dans des cas aigus, mais doit être remplacé dans l’intervalle de 2 jours au maximum par la prise par voie orale.

Voie intraveineuse

L’absorption en IV apporte la totalité de la dose du principe actif contenu dans le médicament à la circulation générale, assurant ainsi une action immédiate. Dans les cas où le soulagement n’est pas total, le traitement pourra se poursuivre avec la perfusion.

Il faut souligner que compte tenu de la dangerosité de cette voie, un seul AINS est utilisé actuellement en IV. C’est le Kétoprofène. Comme la voie Intramusculaire, la voie Intraveineuse s’utilise aussi pour les pathologies aiguës.

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Les voies d’administration des anti-inflammatoires ne se limitent pas forcément à celles présentées ici. Néanmoins, il faut faire remarquer que les unes sont moins risquées que les autres et les unes moins efficaces que les autres.

En définitive

Face à la question : comment prendre un anti-inflammatoire ? On pourra dire que cela dépend de l’urgence (Douleurs atroces, modérées, légères), de la forme de présentation de l’anti-inflammatoire lui-même (comprimé, gels…) ou de la sensibilité du patient à une voie d’administration ou une autre.

Le médecin reste toujours le mieux placé pour vous renseigner davantage. Veillez donc à respecter ses indications, afin de ne pas vous retrouver avec un souci de santé supplémentaire.

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