27.06.2017
Au moins 25 « rebelles salafistes » tués dans des combats avec les kurdes
2012-11-22 22:00:00
Yazdir

Au moins 25 « rebelles salafistes » soutenus par la Turquie auraient été tués jeudi 22 novembre à Serékaniyé (Rass al-Ain) dans des combats avec les forces armées kurdes.

Se massant à la frontière, plus de 300 combattants des groupes paramilitaires, comme le Front Al-Nosra et la brigade Ghouraba al-Cham, soutenus par la Turque, ont lancé jeudi après-midi une attaque contre les kurdes à Serékaniyé. Ces groupes n’arrivent toujours pas à avancer face à la résistance kurde malgré le soutien de la Turquie.

« La ville sera nettoyée des bandes armées »

« Nous allons nettoyer la ville kurde (Rass al-Ain) de ces bandes armées », a affirmé à l’agence de presse kurde Firat le commandant de la brigade de Serékaniyé des Unités de défense du peuple (YPG), armée kurde syrienne créée en juillet 2012.

Lourdes pertes parmi les « rebelles »

Jeudi, au moins 25 combattants des groupes paramilitaires ont été tués et 20 autres ont été blessés, a affirmé la brigade du YPG. En outre, trois véhicules militaires appartenant à ces groupes ont détruits par les forces kurdes, selon YPG.

Des ambulances turques ont transporté de nombreux morts et blessés vers l'hôpital de l'autre côté de la frontière, a-t-on appris de sources locales. Vers le soir, les corps d’au moins quatre combattants avaient été transportés à l’hôpital de Ceylanpinar.

Un combattant kurde a été tué et un autre a été blessé lors de ces combats, a fait savoir le YPG dans un communiqué.  Les forces kurdes disent détenir aussi des images de vidéo prouvant la collaboration des groupes armées avec la Turquie.

Un obus tiré depuis la Turquie a été tombé dans le village kurde de Eloka. On ignore l'ampleur des dégâts causés par ce tir.

Face à la riposte violente des forces kurdes, les combattants des groupes paramilitaires commençaient à se retirer dans la soirée vers la frontière avec la Turquie et les combats avaient baissé en intensité.

Appel à fermer le corridor ouvert pour des groupes paramilitaires

Dans un communiqué, Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) qui lutte depuis 30 ans contre Ankara a appelé le peuple kurde à descendre dans les rues pour barrer le passage depuis la Turquie des groupes paramilitaires vers la ville de Ras al-Ain. Selon le PKK, un corridor a été ouvert par le régime turc, depuis des villes comme Antep, Mardin et Urfa jusqu’Alep, pour le passage des « assassins ».

« L’Etat turc fait tout pour que le conflit syrien se transforme en une guerre arabo-kurde » a déclaré le PKK. « Nous appelons toutes les forces démocratiques (…) à faire face contre la sale collaboration entre AKP, parti au pouvoir, et Al-Qaida » a ajouté l’organisation.

Le mouvement kurde appelle également l’Armée libre syrienne (ASL) à clarifier sa position à l’égard des groupes salafistes. Pour le PKK, « la Syrie a besoin d’une 3eme voie. Une véritable démocratie est possible avec une lutte commune entre le peuple kurde et les forces démocratiques syriennes. »

Lundi 19 novembre, des "rebelles" appartenant aux groupes islamistes Ghouraba al-Cham et le Front al-Nosra avaient tué un élu kurde local, président du conseil du peuple de Serekaniye, ce qui a déclenché une riposte forte de la part du YPG.

Au moins 29 « rebelles »tués lundi

Ces combats avaient fait 34 morts, dont 29 combattants d'Al-Nosra et de Ghouraba al-Cham et un chef de l'administration locale kurde, l’Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), cité par l’AFP.

YPG a affirmé avoir rendu aux groupes armés les corps des 18 assaillants et avoir pris en otage 7 autres.  Trois combattants kurdes et un autre membre du conseil du peuple ont perdu la vie dans les combats.

« Turquie se sert de ces groupes. Nous considérons cette attaque comme une tentative de l’occupation du Kurdistan occidental (Kurdistan syrien) par la Turquie » a affirmé mercredi le commandant du YPG Sipan Hamo, sur la chaine kurde Ronahi TV.

Depuis juillet 2012, les kurdes ont pris le contrôle total de six villes. Il s’agit de Kobani (Ain al-Arab), Afrin, Amuda, Dirbassiyé, Til Temur et Dérik. Il ne reste que deux grandes et deux petites villes: respectivement Qamishli, Hassaka, Girké Legué et Tirbaspi.  A part la présence de l’armée syrienne dans les casernes, ces quatre derniers sont également dirigés par les kurdes.

La Turquie et plusieurs pays de l’Occident cherchent depuis début de la révolte lance mi-mars 2011 à affaiblir le principal parti kurde PYD avec une campagne médiatique. Le PYD est accusé systématiquement de soutien au régime Assad, alors que les kurdes sont les premières victimes de ce régime.

-Conflit syrien: Les « rebelles » subissent de lourdes pertes face aux kurdes

 



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