26.03.2017
Syrie: la commandante kurde serait en vie
2012-11-03 22:51:35
Yazdir

L’Armée syrienne libre (ASL) aurait affirmé dans un communiqué que  la commandante kurde d’Alep Nujin Dérik n’a pas été tuée, elle est en vie, rapporte l’agence de presse kurde Firat. Cette déclaration intervient après la menace de représailles des forces armées kurdes.

Le Conseil de l’ASL avait affirmé le 1e novembre  lors d’une rencontre avec les kurdes que Chaha Ali Abdo, connue sous le nom de Noujin Dérik, avait été tuée après avoir été prise en otage le 26 octobre par des « rebelles ».

« Les Kurdes ont reçu des appels de rebelles les informant de la mort vendredi à l'aube de Chaha Ali Abdo » avait déclaré de son côté L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), principale source des medias occidentaux sur le conflit syrien.

Agée de 42 ans, elle avait été emprisonnée le 26 octobre par les « rebelles » alors qu'elle s'était rendue chez eux dans le quartier de Bani Zeyd pour leur remettre deux prisonniers et les dépouilles de deux insurgés, avait ajouté l’organisation.

Noujine Derik était la commandante d’Alep des Unités de défense populaire (YPG), armée kurde en Syrie. Créé en juillet dernier, le YPG est composé de femmes et d’hommes dont le nombre dépasserait les 10 mille.  Des dizaines de milliers de kurdes sont descendus  dans les rues du Kurdistan syrien pour protester contre « l’exécution ».

Le commandement général du YPG a appelé les kurdes à « faire preuve de prudence » en attendant la confirmation de la déclaration de l’ASL sur la militante.

YPG : Le prix à payer sera très lourd

Quelques heures plus tôt, « le prix à payer sera très lourd pour les traitres qui se disent le bataillon de Salaheddin Al-Ayoubi » a promis le YPG, dans un communiqué. « Que tout le monde le sache ! L’assassinat atroce de Nujin ne restera pas sans réponse » a déclaré les forces armées kurdes.

De son coté, Saleh Moslim, chef du principal parti kurde PYD, a affirmé que « le peuple kurde donnera la réponse nécessaire ».  Le bataillon de Salaheddin Al-Ayoubi dont le chef est un kurde qui réside en Turquie et le groupe turcoman Dadikhi (Tempête du Nord), soutenus et armés par la Turquie, sont les responsables des attaques contre les kurdes, selon  le chef du PYD.

« La colère de notre peuple est immense. Des mesures de sécurité ont été renfoncées dans des villes kurdes. De nouvelles barricades ont été dressés par le YPG pour protéger le peuple » a-t-il dit.

Quelque 200 «rebelles », à l’initiative du bataillon de Salaheddine Al-Ayoubi, soutenu et financé par la Turquie, s’étaient infiltrés à Achrafiyé, quartier kurde à Alep, ouvrant le feu sur des habitants. Selon le nouveau bilan, 13 habitants ont été tués et 22 autres ont été blessés lors de cette attaque.

En représailles, les Unités de défense populaire (YPG) avaient lancé une attaque contre ces groupes, tuant au moins 19 d’entre eux, faisant un grand nombre de prisonniers,  saisissant d’importants lots d’armes et des véhicules. Tous les assaillants avaient été chassés du quartier kurde.

300 civils kurdes avaient été ensuite enlevés par des groupes armés dans des check-points entre Alep et Afrin, ville du Kurdistan syrien. Un civil kurde était mort le 29 octobre après avoir subi d'atroces tortures alors qu'il était détenu par un groupe armé près du village de Hayan.

Contrairement aux « rebelles » qui se disent « l’armée syrienne libre » (ASL) et soutenus par l'Occident, le trio Turquie-Qatar-Arabie Saoudite, les forces kurdes qui protègent le Kurdistan syrien et les deux quartiers kurdes à Alep n’attaquent jamais les civils et n'infligent pas des tortures ou d’autres traitements cruels, inhumains sur des otages.



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